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Journée d’étude : " La réforme. Contextes, enjeux et objectifs. Approche critique et comparative, XIXe-XXIe siècles " - 25 mars 2016

Journée d’étude organisée par l’UMR 5815 "Dynamiques du Droit" (CNRS - Université de Montpellier)
avec le soutien du "Réseau de recherche interdisciplinaire colonisations et décolonisations" » (RICODE)

Programme :

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Dans la continuité de la journée d’étude du 4 juin 2015 qui s’est tenue au CERMOM-INALCO (Paris), l’UMR 5815 « Dynamiques du Droit » (CNRS & Université de Montpellier) organise le 25 mars 2016, avec le soutien du Réseau de recherche interdisciplinaire « Colonisations et décolonisations », une deuxième journée d’études sur le thème de la réforme.

Présentation et objectifs de la journée d’étude :

Il est généralement admis que, loin d’être des catégories neutres, les notions de réforme ou de réformisme s’inscrivent, plus ou moins explicitement dans des représentations (légitimité, libéralisme, démocratie, progrès, innovation, etc.), dans des valeurs centrales ou dans des modèles de société que l’on souhaite promouvoir. L’influence du volontarisme politique est en effet patente dans le contenu et les objectifs des réformes. Prises dans leur ensemble, les politiques de réforme, souvent considérées comme un vecteur de la « modernisation » de l’Etat et comme un mode d’émancipation de la société, s’accompagnent de choix idéologiques, politiques, juridiques, économiques et culturels. La réforme implique l’idée de correction, de changement progressif, limité ou profond, et de transformation par des moyens conformes aux règles existantes. Il s’agit donc de réorganiser, d’améliorer le fonctionnement des institutions et leurs résultats.

La deuxième journée d’études vise à examiner, sur le temps long et dans divers champs théoriques comme dans celui du politique, la manière dont s’est construite et a été « traduite » la nécessité de la réforme, présentée comme la clef du changement, voire du progrès, et ce dans des contextes variés. Cette orientation permet de répondre à une question essentielle : pourquoi veut-on réformer et que veut-on réformer ?

Tout en intégrant les apports des différents travaux antérieurs, cette nouvelle rencontre se donne, à l’instar de la première journée d’étude, pour objectif d’explorer, dans une démarche comparative et interdisciplinaire, les expériences de réformes et leur portée d’une époque à une autre, d’un empire à l’autre, d’un pays à un autre. Seront ainsi mis en exergue les liens entre les politiques de réformes, la transformation de l’Etat et des sociétés, le rôle de l’Etat et des élites politiques et sociales dans cette marche vers le « progrès ». Le projet attachera une importance particulière à l’étude du réformisme du XIXe au XXIe siècle en lien avec les méthodes de gouvernement des Etats coloniaux et post-coloniaux, soucieux de légitimité, de stabilité, de « cohésion » et de paix sociale. L’étude des conditions de réception des réformes – perçues comme un outil de modernisation ou une tentative d’émancipation –, de leurs implications dans l’évolution des pouvoirs et des sociétés serait à cet égard éclairante. De même la mise en perspective des exemples d’acceptation ou de résistance aux réformes se justifie tout particulièrement. Elle permettrait de comprendre les enjeux et les finalités des réformes mises en œuvre, les modes de gestion du changement qu’elles induisent par les Etats coloniaux et post-coloniaux en fonction de leurs intérêts ou orientations.

Cette approche permet de jeter un nouveau regard sur l’articulation des politiques de réforme à la construction ou à la consolidation des pouvoirs politiques. L’observation des trajectoires étatiques permet en effet de mettre en évidence des choix politiques et idéologiques, ouvrant la porte à une transformation à marche forcée des structures politiques, économiques et sociales. La réforme apparaît alors comme une stratégie qui vise à se prémunir des périls et à redéfinir ou à redessiner les contours d’une nouvelle politique d’encadrement et de contrôle de la société.